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 [RP] Lettre à Aurore-Adélaïde-Athénaïs-Augustine Amelirt

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Amélia Nivel

Amélia Nivel

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Date d'inscription : 24/10/2010
Ville : Paris

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MessageSujet: [RP] Lettre à Aurore-Adélaïde-Athénaïs-Augustine Amelirt   [RP] Lettre à Aurore-Adélaïde-Athénaïs-Augustine Amelirt EmptyMar 30 Déc - 23:43

Citation :

[RP] Lettre à Aurore-Adélaïde-Athénaïs-Augustine Amelirt Armes_10

De Amélia Nivel,
baronne de Mercoeur,
Lieutenant Générale de Police
SEG Ad Interim
Gouverneur d'Ile de France




A Mademoiselle Aurore Adélaïde Athénaïs Augustine Amelirt



Paris, le 30ème jour du mois de décembre de l'an 1654





Mademoiselle,

C'est étonnée que je lus votre missive et avec beaucoup de difficultés que j'ai pu avoir votre adresse. Votre souhait de récupérer ce titre qui vous a été retiré vous honore. Sachez qu'à l'inverse de vous, mon titre m'a été donné sans mon consentement à vrai dire. Pouvais-je refuser ce que feu le roi avait affiché en place public. En tout cas, j'avoue ne point avoir eu ce courage. Cela aurait été le salir publiquement. Or ce n'était point mon désir. Le principal pour moi, c'est de servir la Couronne, notre Royaume. De ce fait, je n'aime guère montrer mon niveau social, ni même énoncer ce titre que je possède dorénavant. D'ailleurs cela me fait tellement bizarre de le dire.

Feu notre roi, que son âme se repose, m'a également fait le don de terres dont je ne peux m'occuper, vu les charges qui m'incombent.

Voyez, nous sommes très différente. Vous désirez une chose que l'on vous a retiré alors que de mon côté, je ne le désirai et pourtant on me l'a donné. Mais il est plaisant de vous écrire, je l'avoue. Peut-être est-ce le simple fait de ne point vous connaître, ou est-ce ce troisième prénom que vous portez qui me rappelle une personne du passé ? Je ne saurais vous dire vraiment. Mes fonctions ne me permettent pas de lier de liens. Qui plus ait, habillée comme un homme, je n'attire guère la gente masculine non plus. Mais je me plais ainsi. L'important désormais pour moi, c'est ma fille, Claire et mon compagnon qui est parti on ne sait où se saouler ou fricotter avec des donzelles. Mon choix allant sur l'ivresse, le connaissant bon vivant ! Je peux me tromper aussi, discussion nous aurons à son retour de toute façon.

Vous connaissez mon adresse résidant à Paris. Du moins votre pigeon la connaît très bien et si votre désir est de communiquer avec ma personne, n'hésitez pas une seconde. Quant à votre lettre, si je puis vous donner un conseil, ce serait de servir notre Roi, notre régent. A force de loyaux services, vous arriverez je pense à obtenir ce dont vous désirez tant.

Le Royaume a besoin de bras et de têtes pensantes vous savez. Présence, rigueur et dynamisme sont les clefs pour vous.

Quant à Saint Pierre paul Port, le lieu est très calme et apaisant. J'y ai séjourné quelque temps il y a quelques années. La brise et l'air iodé m'ont fait du bien, mentalement et physiquement. La dernière fois où j'y suis allée, ce devait être avant la naissance de ma fille Claire. Enfin cela est une autre histoire et je ne voudrais vous ennivré de mes mots.

D'ailleurs je me dois de vous laisser. Merci pour ce moment de repos pour moi.


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MlleAdélaïde

MlleAdélaïde

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Date d'inscription : 28/11/2014
Ville : Saint-Pierre-Port

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MessageSujet: Réponse à la lettre d'Amélia Nivel   [RP] Lettre à Aurore-Adélaïde-Athénaïs-Augustine Amelirt EmptyMer 31 Déc - 13:30

Le Bonjour, Mme Nivel,

Quel plaisir incessant au moment où je lus votre lettre simple mais non destituée d'un attachement particulier pour la manière dont vous écrivez et arrangez vos mots dans vos phrases. Ce fut un vrai plaisir de vous lire Mme et, si par le plus pur des hasards vous souhaitiez m'écrire encore et encore, j'en serais des plus disposées. Vous ne pouvez savoir à quel point lire vos lettres comme celles de mes autres amies chères dans mon esprit me font un bien merveilleux. Quand je les reçois, aussitôt je m'enroule de ma cape bleue pour me diriger de moi-même vers les marais et les landes sauvages d'hiver. Et je dénoue le ruban liant cette lettre, puis je détache le sceau rouge ou argenté. Et je lis, je lis, je lis ces mots qui poignardent mon cœur, mais d'une façon à ce que mon âme se libère de toutes ces ondes qui m'entourent. Et je me promène tout en lisant ces mots, ces phrases, ces ornements scellés par une fine plume d'oie venant d'un animal sans défenses. C'est exactement ce que j'ai produit pour votre lettre. Peu m'importe si ma robe bleue elle aussi, bordée d'un biais blanc qui reflétait les ombres des bruyères environnantes, se salissait au fur et à mesure que je m'enfonçais dans cet univers solitaire et dénudée de toute ressemblance avec un autre paysage. Et je vous ai lue, et relue, pour enfin me l'arracher de mes yeux eux aussi bleus ; comme j'apprécie cette couleur diriez-vous. Et oui, je l'aime cette couleur menant mes pupilles vers ciel lui aussi bleu.
Il est vrai que je souhaite reprendre mes honneurs perdus : celui de Comtesse, mes biens ainsi que le prestige passé de ma famille, qui pourtant n'est point si loin que cela du présent. L'apogée que ma famille a connue autrefois ne remonte qu'entre 1602 et 1640 environ. Je suis née en 1632. je pense que vous pouvez comprendre ce que cela crée dans l'esprit d'un enfant comme je l'ai été. J'ai vécu des moments horribles quand mes parents sont décédés tous deux dans un accident. Mes sœurs sont mortes car elles ne pouvaient supporter la vie que l'on menaient ensemble. Nous avons connu les nuits dans les rues de Paris, le froid (c'était en plein hiver), la pluie, le vent, les chiens errants qui nous servaient de malheurs constants. Puis, quelques membres de notre famille avaient décidé de nous reprendre, moi et mes deux sœurs cadettes, Hélène et Sophie, afin de nous annoncer notre départ à Amiens chez les sœurs Carmélites de cette ville. Ils ne voulaient point de nous, car nous étions des filles, et que les filles n'ont pas le droit (généralement) d'accéder à l'héritage familial. Mon oncle voulait tout acquérir, tout. Nous sommes parties avec notre tante en direction d'Amiens chez les sœurs dîtes Carriales. Dix années d'enfer et d'horreur. Toutefois allez-vous me confier qu'il était plus réconfortant d'être sous un toit religieux plutôt qu'un ciel coulant sa pluie éternelle sur nos cheveux châtains. Je ne sais, je ne sais Mme, je ne sais. Ce que je sais c'est que mes deux sœurs sont décédées là-bas, pour cause de tuberculose. Vous n'imagineriez même pas le froid qui s'engouffrait dans la pièce unique où nous étions toutes les trois blotties ensemble dans le même lit. Nous n'avions que des draps qui n'étaient pratiquement jamais changés, jamais. Enfin, je ne vais point vous conter toute mon histoire, cela est déjà bien trop égoïste de ma part, Mme. J'en ai honte, vraiment. Je ne parle que de moi, du moins, c'est une impression qui m'avère être vraie.
J'espère que vous savez un plus ce pourquoi je souhaite redevenir Comtesse, titre qui me revenait de droit. Je veux me vender de tous ces êtres morts à présent. Mes biens sont en friches à présent. Quelle honte !! Je passe devant chaque jour, chaque jour, et je vois l'état progressif du manoir qui s'affaisse.
Je ne vais aller plus loin là-dessus.
Je souhaitais seulement vous dire que moi-même désire servir la couronne, non pas pour la récompense qui s'en suit, si toutefois il y a, mais pour retrouver ces gens qu'autrefois ma famille croisait et avec qui elle conversait quotidiennement. L'honneur, je dois la chercher par moi-même et au fond de mon être, et non pas par l'image d'un titre que je souhaiterai conquérir.
Je veux parler à la famille royale car je me sens si bien aux côtés de personnes à la grande bonté.
Je pense vous avoir assez bien retenue par ces mots qui me sont coulés sans vraiment l'avoir voulu. Je vous en prie, Mme Nivel, pardonnez-moi mon égoïsme, je ne puis m'en empêcher. Il fallait que je me confesse à quelque personne, et cette personne a été vous-même, Mme.

Gardons et conservons à présent nos amitiés les plus sincères et les plus fortes, Mme Nivel.

Votre affectionnée, Mlle Adélaïde.
(ah oui, appelez-moi Mlle Adélaïde, cela suffira amplement).
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